lundi 30 novembre 2009

Mon premier weekend


Vendredi 27 novembre 2009

Dernier jour de ma première semaine de cours. J’ai de la chance, c’est le dernier jour de cours pour l’étudiante française qui était en classe avec moi. Elle reçoit son joli diplôme et pour fêter ça, Stanislas a apporté un excellent gâteau. Cela permet de discuter avec tout le monde présent dans l’école (j’imagine qu’en été, on fait ce genre de fête une plus grande pièce, car vendredi, il n’y avait que 3 étudiants dans l’école), un peu en russe, beaucoup plus en anglais…

Je me fais la réflexion que pour réellement rentabiliser son investissement, en tant que débutant, il faut passer plusieurs mois ici. Quand on y pense, cela prend beaucoup de temps d’apprendre l’alphabet, la lecture, l’écriture… Toutes des choses que l’on peut faire à moindre frais en Belgique. Le mieux je pense avant d’arriver ici est d’avoir une connaissance de base passive, afin de dépenser le moins de temps possible à l’apprentissage de l’alphabet, de la lecture… et pouvoir consacrer tout son temps à la conversation, jeux de rôles, exercices pratiques, apprentissage de nouveaux vocabulaires via l’immersion totale…

Après les cours, je passe chez le photographe (je n’ai pas vu de photomaton ici) pour me faire tirer le portrait, photo de carte d’étudiant oblige. C’était très comique car cela a bien duré cinq minutes avant que l’employée puisse prendre la photo. Je sais qu’en général les photographes sont minutieux, mais là ça dépassait encore une fois l’imaginable… J’ai tourné 15 fois ma tête de 10mm pour que la photo soit parfaite, toujours un peu trop à gauche ou à droite. Je ne sais pas s’il y a des standards strictes ici pour les photos d’identité, en tout cas ça ne rigolait pas chez le photographe. Maintenant que c’est fait, j’ai assez de photos pour introduire moult demandes administratives; satisfaire à tous mes fans… :-D

La soirée se passe avec la découverte du DVD collector “Angelina Jolie”, sur le même format que celui de Tom Cruise. Ici aussi, de nombreux films sont proposés, de Lara Croft jusqu’à Mr and Ms Smith, en passant par Bone Collector et Beowulf. Encore une fois, si la qualité de l’image est correcte, le son laisse à désirer, il faut se concentrer sur les voix russes et ignorer la version originale en anglais.

Samedi 28 novembre 2009

Étant devenu à nouveau étudiant, le weekend redevient le moment où études, loisirs, repos, fêtes s’entrecroisent. C’est le moment où je peux encore plus dormir que d’habitude et où à l’appartement, c’est pension complète, 3 repas par jour. Et sur ce point je dois dire que plus les jours avancent, plus les choses s’améliorent. Si au départ, j’avais été quelque peu effrayé par le régime de marathonien que l’on nous imposait (pâtes les deux premiers jours), le régime alimentaire proposé par la suite à fortement varié… J’ai même eu droit deux jours de suite à des crêpes aux pommes en dessert.

Ce samedi sera d’abord consacré à la culture, avec la visite du musée russe. On peut y découvrir tous les aspects de la peinture russe, en débutant avec des œuvres aux motifs religieux pour terminer par l’époque soviétique et la peinture que je pourrais qualifier de propagandiste. Au fil des nombreuses salles d’exposition, on passe par des galeries de portraits à des œuvres plus novatrices et récentes, parfois grandiloquentes, parfois plus intimes mais toujours très intéressantes en tout cas. Toutes les figures de l’histoire russe sont présentes, des tsars aux simples paysans, des cosaques aux malheureux conscrits, des foules en liesse aux représentants de la Douma.

En sortant, le temps ne nous a réservé aucune surprise… Il pleut, ce qui ne m’empêche pas de passer prendre mes photos d’identité ainsi que de passer également dans une vidéothèque (DVD/Musique/MP3). Là encore, pour vous familiariser avec la situation en Russie, une explication s’impose. Je dirais qu’il y a trois types de vendeurs dans ce genre de magasin:

a) Ceux qui vendent des produits 100% légaux
b) Ceux qui sont dans une zone grise
c) Les pirates

Je dois avouer que je n’ai pas encore eu le temps de chercher des magasins de type (a) et d’ailleurs je me demande s’ils existent vraiment, peut être dans la grande gallerie commerçante Gostiny Dvor. Par contre le premier vidéothèque dans lequel je suis rentré était de type b. A côté des DVD légaux, il y avait une étagère entière de DVD copiés de grands réalisateurs (Allen, Kaurismaki, Kurosawa…) tous en russe bien entendu et l’image du boîter en N/B. Les DVD étant proposés pour la somme modique de 150 roubles (3 euros). Comme je savais qu’il existait des boîtiers collectors beaucoup moins chers, je me suis donc dirigé vers un autre type de magasin, ceux du type c.

Attention, il ne faut pas croire qu’ils se trouvent dans une arrière-cour. Le plus étonnant, c’est qu’ils occupent des espaces ouverts à tous, que rien ne distinguent des autres. Par contre, en regardant de plus près les DVD on se rend compte que pour proposer des box collector “Nicolas Cage” “Vin Diesel” “Alain Delon” ou “Bruce Willis” pour 130 roubles, avec à chaque fois 10 films ou plus, ils sont passés directement par la case “Pirate Bay” ou “Mininova” sans passer par celle d’Universal, Sony ou autre… Je décide donc d’acheter un box “Bruce Willis”, avec les 4 Die Hard ainsi que qq autres films d’actions. Ca fera du bien à mon russe si je comprends qqch aux dialogues, et celà occupera le temps également durant les longues soirées d’hiver.

Au niveau des cours, j’ai un joli devoir à rendre pour lundi, intitulé “décrire et dessiner son appartement”. J’ai donc fait un joli plan de celui-ci que j’ai annoté en russe et j’ai également écrit une brève description des lieux. Vous pouvez d’ailleurs voir l’image que j’ai prise et que j’ai placé sur mon blog.


Mon appartement


Lettre à ma maman ;-)


description de mon appartement en russe

vendredi 27 novembre 2009

la première semaine

Mardi 24 novembre 2009

Le cours se déroule très bien, et étrangement, mon cerveau n’implose pas suite à l’afflux d’informations nouvelles que j’essaye de digérer. Il s’habitue à nouveau à son statut d’étudiant, emmagasine l’information, analyse… Pour l’instant, je ne suis qu’au début de l’apprentissage et les règles de grammaire me semblent suivrent une certaine logique. En préparant mes phrases, je commence petit à petit à m’exprimer, à décrire certaines situations.
Le matin, je passe devant un bâtiment officiel où se pressent de nombreux étrangers, principalement venus d’anciennes républiques soviétiques, en quête d’un visa ou d’une naturalisation. Celà m’inspire comme reflexion que peu importe le pays où l’on est, celui-ci est toujours considéré comme un paradis à atteindre par d’autres, plus malchanceux que nous. En ce sens, la Belgique et les pays occidentaux ne sont que le dernier maillon d’une chaîne d’espoir, qui se compose à chaque étape de pays mieux lotis que les précédents.
Dans l’après-midi, Ludmila et moi sommes partis à la recherche d’un navire de guerre français, amaré dans le port de St-Petersbourg. Malheureusement, il était tellement bien caché que nous ne l’avons pas trouvé. Pour la petite histoire, il faut savoir que la France a décidé de vendre ce navire à la Russie, ce qui a évidemment dû faire extrêmement plaisir aux Etats-Unis ainsi qu’à la Géorgie, au vu de la situation politique dans ce pays. Malgré tous les beaux discours sur la paix dans le monde, le désarmement et autres, il semble que les considérations économiques l’emporteront toujours sur le reste.
Le soir, je regarde mon premier film doublé en russe. Je dois avouer que c’est une expérience assez marquante. Je ne sais pas si c’est par manque d’argent ou pour une autre raison obscure, mais il faut dire que le doublage est particulièrement mal fait, ce qui ne participe pas à une bonne compréhension bien entendu. Il faut vous imaginer que le doublage se fait au-dessus des voix originales, sans néanmoins que celles-ci soient entièrement supprimées. Celà donne donc un mélange de russe et d’anglais, bref on fait tout pour brouiller l’attention du spectateur.
Pour commencer avec un film à ma portée, j’avais choisi Top Gun. D’une part, car ce film m’a fait rêvé toute mon enfance (je voulais devenir pilote de chasse) et d’autre part car l’intrigue peut se résumer sur un ticket de métro. Ce fut très drôle finalement, j’ai écouté les voix en russe tout en devinant de temps en temps la voix anglaise, j’ai reconnu quelques mots en russe, et je me suis amusé à l’idée de savoir que même le surnom des pilotes avaient été modifié. Ainsi, Tom Cruise ne s’appelle plus “Maverick” et Val Kilmer a perdu son surnom d’ “Iceman”
Je poursuiverai la découverte de la filmographie de Tom Cruise petit à petit (il y a dix films sur le double-DVD), en continuant avec les films les plus simples à comprendre (ceux où il y a le moins de dialogues et dont je connais l’histoire). Et lorsque j’en aurai fini avec Tom, je passerai à une autre collection de films. J’ai remarqué que Valentina avait acheté un box avec 10 DVD d’Angelina Jolie. 

Mercredi 25 novembre 2009

Je comprends l’intérêt de recevoir un ou deux kilos de prospectus chaque semaine dans sa boîte aux lettres. Dorénavant, je ne les considererai plus comme du gaspillage mais comme du matériel didactique. Ma professeur de russe, Katya, s’en sert pour nous faire réviser les adjectifs, les couleurs ainsi que le nom des vêtements. J’imagine également que lorsque la tonne de papier imprimé arrive, elle propose à ses enfants un jeu de découpage créatif pour alimenter sa farde de documentation.
Heureusement que l’on a inventé le podcast. Celà me permet de garder un lien avec la Belgique en écoutant mes émissions préférées. Pour l’instant, mes deux podcasts favoris sont “5 heures cinéma” avec Hugues Dayez, qui m’offre une bonne tranche de rire et d’infos pertinentes sur les sorties cinéma (que je ne n’aurai sans doute pas l’occasion de voir ici, à moins de les downloader à l’école) ainsi que “Gamekult”, une émission hebdomadaire sur l’actualité du jeux vidéos, animés par une sympathique bande de geeks dont le chef n’est autre que le docteur Chocapic.

Jeudi 26 novembre 2009

Comme devoir, je dois écrire une lettre en russe. J’ai donc décidé d’écrire à ma maman. Je doute qu’elle puisse un jour comprendre cette missive sans mon aide, mais comme on dit, c’est l’intention qui compte. C’est encourageant de savoir que l’on peut commencer à s’exprimer dans une autre langue après quelques leçons. Ce n’est pas encore de la grande littérature, mais la majorité des gens n’écrivent pas autre chose sur leurs cartes postales. Après correction, je pourrais la scanner et la mettre sur mon blog 
J’ai également acheté une place pour le cirque. Le spectacle se déroulera la semaine prochaine. Je n’ai jamais été au cirque. Une grande première donc, avec l’avantage qu’en général, ça ne parle pas trop, je ne risque donc pas de rater grand chose en ne parlant pas russe.

mardi 24 novembre 2009

Premiers jours en Russie


Dimanche 22 novembre 2009

Après de nombreuses semaines d’attente, me voici enfin prêt pour commencer cette grande aventure. Il est 6h du matin et c’est encore passablement endormi que j’arrive à l’aéroport accompagné de ma mère et de ma soeur. J’ai rassemblé le plus de vêtements chauds possible dans ma valise, le reste, à savoir les livres et le chocolat se trouvant dans mon bagage de cabine. Premier léger imprévu en arrivant à l’enregistrement, on m’annonce que mon bagage de cabine est trop lourd… Il est vrai qu’il pesait 13kg, ce qui avec mon laptop a pu paraître suspect aux yeux du personnel chargé de l’enregistrement… C’est donc avec une certaine tristesse que je me débarasse du chocolat (2kg) ainsi que de qq livres que je place dans les poches de ma veste… J’arrive ainsi à enlever 3kg, ce qui semble satisfaire le contrôleur.
Bien entendu, j’ai repris une partie du chocolat une fois l’enregistrement passé (je ne suis pas belge pour rien)
Par la suite, tout s’est déroulé sans accrocs, du transfert à Varsovie en passant par la douane russe. C’est donc en milieu d’après-midi comme prévu que je suis arrivé à St-Petersburg. Après avoir rapidement passé la douane, je me suis retrouvé dans le hall des arrivées, où m’attendait le chauffeur de l’école. J’ai pu directement mettre en pratique mes quelques notions de russe et je pense qu’il était ravi d’avoir affaire à quelqu’un qui le comprenait. Je dois avouer, et j’en parlerai encore plus tard, que j’ai été surpris de voir la confiance qu’il avait dans mes notions de russe. Durant tout le trajet, il m’a parlé comme si j’étais déjà familier avec la langue, ce qui, il faut l’avouer n’était pas encore vraiment le cas, mais qui a eu l’avantage de me plonger directement dans le bain.
Durant le trajet, j’ai à nouveau pu éprouver les sensations de la conduite à la russe et c’est parfois un peu déconcertant. Pour vous imaginer, il vous suffit d’acheter une console de jeux et de vous immerger dans Need for Speed ou un autre jeu de course urbain… La seule règle que les automobilistes suivent est l’arrêt au feu… Pour le reste, on navigue d’une bande à l’autre, en fonction des obstacles (principalement les autres voitures, mais les piétons sont également des obstacles je pense)
L’appartement de ma famille d’accueil est situé dans le centre-ville à 10 minutes à pied du centre commercial Gostiny Dvor et de Nevsky prospect. De famille d’accueil, on devrait plutôt parler de mère d’accueil, vu que Valentina habite seule dans son appartement 3 pièces. Lorsqu’elle a réalisé que je comprenais un peu le russe, elle n’a plus arrêté, comme mon chauffeur, de me parler dans sa langue maternelle. C’est très utile bien entendu pour l’immersion totale et un apprentissage plus rapide de la langue. Néanmoins, je dois avouer que je ne comprends pas toujours ce qu’elle me demande, mais avec les gestes et un peu de bonne volonté, je m’en sors très bien. Une agréable surprise est le fait que je ne suis pas le seul étudiant dans l’appartement. En effet, une étudiante slovaque, Ludmila, y habite également depuis un mois.
Ma chambre… Elle est assez grande, mais un peu kitsch, avec pas mal de bibelots, de cadres. Je ferai une photo et la posterai sur le blog. L’avantage est que j’ai la chambre avec la grande télévision ainsi que le lecteur DVD, ce qui n’est pas négligeable pour passer le temps.
Car parlons-en du temps. Bien entendu, ce ne sont que les premiers jours, mais après avoir observé la météo de ces dernieres semaines, il me semble que la ville n’est pas épargnée par la pluie … Ce matin, en me réveillant vers 9h, j’ai cru qu’il faisait encore nuit. En fait, une épaisse couche nuageuse recouvre la ville, à mon avis du 1er novembre jusque… je vous dirai celà dans quelques mois… J
Le temps, c’est également celui qui passe entre deux leçons de russe… Ayant seulement 4 heures de cours par jour, celà laisse pas mal d’occasion pour se balader, visiter… ou regarder des dvd en russe pour s’immerger dans la langue.
La formule que j’ai choisie (un peu comme chez Neckerman finalement, mais sans le soleil et les plages d’Hurgada) est celle de la demi-pension… sauf qu’ici, ce n’est pas un buffet, mais des plats préparés par Valentina. J’imagine qu’il faut laisser un petit temps de rodage pour qu’elle connaisse les goûts de chacun, mais dans l’ensemble, ça va. J Il faudrait que je me renseigne pour savoir comment on dit “céréales Honey Pops” en russe, cela pourrait être utile dans les mois à venir. J
Je suis toujours agréablement surpris comment la connaissance, même élémentaire d’une langue peut vous ouvrir des portes, surtout ici, où peu de gens pratiquent une autre langue que le russe. Les serveurs dans les restaurants vous parlent différement, s’ouvre parfois à vous. J’étais dans un bar avec Ludmila pour prendre ma première Baltika 7 et nous avons été reçu de manière charmante et pleine d’attention. C’est étrange de se dire que quelques mois après avoir arpenté la ville en tant que touriste, un nouveau visage s’ouvre à moi en tant qu’étudiant. Bien entendu, pour le moment, mon vocabulaire est encore assez limité, mais je me surprends à comprendre des bouts de conversation, à saisir le sens d’une phrase.
Après le verre, retour à l’appartement pour tester une autre spécialité locale: la pièce surchauffée. Est-ce parce que la Russie est un géant énergetique ou est-ce une survivance du système soviétique, en tout cas, on ne badine pas sur le chauffage en Russie. En clair, cela signifie que même si la température frôle le zéro degré, à l’intérieur, tout le monde est en t-shirt (comme je vous le disais précedemment, Hurgada sans la plage de sable) Un autre fait étrange est que le chauffage ne se règle pas, en clair, si vous voulez de l’air frais, ouvrez la fenêtre. Ce n’est pas vraiment le top pour dormir, mais j’imagine qu’à la longue on s’y adapte.
Lundi 23 novembre 2009
Première journée de cours à l’école de langue Extra-Class. Un peu comme la rentrée des classes, c’est l’effervescence pour cette journée particulière: le début d’une longue série de cours de russe. Et autant le dire tout de suite, c’est plutôt intensif. Une des raisons est que nous sommes en hiver, et que peu de gens viennent étudier à cette période. Je me retrouve donc en classe avec une autre étudiante, professeur de ski à Courchevel (on voit les lieux de vacances des nouveaux riches ;-) Tout cela commence donc sur les chapeaux de roue, je n’ai pas vraiment le temps de réfléchir ou de profiter du temps de parole de mes petits camarades pour me reposer.
Les quatres heures de cours filent donc assez rapidement, avec un aperçu de comment se présenter et faire connaissance avec qqn, un peu de grammaire, des jeux de rôle. A ce rythme là, je ne sais pas où celà va mener dans cinq mois, mais c’est très prometteur. Si qqn voulait donc tenter l’expérience, je ne serais que lui conseiller de venir pendant la période automne-hiver, même si le temps est pourri, cela comporte de nombreux avantages.
Je me retrouve également avec mes premiers devoirs, et là aussi, pas moyen d’y échapper, je ne sais pas vraiment sur qui je pourrais copier avant que la prof ne vérifie les copies ;-)
Après le cours, un détour chez Mama Roma pour un buffet à volonté et chez MTC, un des nombreux opérateurs de téléphonie mobile pour m’acheter une carte SIM russe. Encore une fois, je dois remercier Ludmila, qui est déjà passée par toutes ces formalités et qui m’a été d’une aide très précieuse pour obtenir la carte. Petite anedocte: on m’avait déjà parlé de l’attrait des russes pour les cachets et autres documents administratifs (vous vous en rendrez vite compte si vous demandez un visa) mais ici ça dépasse de loin ce que j’avais déjà expérimenté. Pour obtenir une carte prépayée, vous avez besoin de votre passeport, vous signez 8 documents différents (je sais qu’il faut toujours lire avant signer, mais avant de comprendre ça m’aurait pris 3 mois au moins) et l’opérateur doit remplir tout un dossier… Mais bon, en fin de compte, je l’ai eu mon numéro de téléphone russe.

lundi 16 novembre 2009

Le visa et les derniers préparatifs

Vendredi 13 novembre... Jour de chance pour certains, jour où d'autres restent cloîtrés chez eux, de peur de rencontrer un chat noir sous une échelle... Pour moi, ce fut un jour de chance... Certes je n'ai pas gagné au Lotto (je n'avais pas joué non plus, ce qui explique ma relative malchance à ce jeu), mais j'ai reçu le document tant attendu depuis des semaines: l'invitation de l'école de langue, sésame indispensable pour introduire une demande de visa.

Armé de ce précieux document, je me suis donc rendu à l'agence RTA, qui m'a déjà de nombreuses fois aidé pour partir en Russie. Après un rapide aller-retour jusque chez moi pour prendre le passeport que j'avais oublié et après m'être acquitté de toutes les formalités administratives, j'ai pu repartir le cœur léger; mon visa serait là pour vendredi prochain, le 20 novembre. J'essayerai donc ce jour-là d'éviter les oeufs, la farine et la bière du cortège de la St-V et  j'éviterai également de foncer avec mon vélo dans un char ou un student trop bourré... :-D

Ma date de départ sera donc le dimanche 22 novembre, à 7h50 précise.

Il me reste donc moins d'une semaine pour penser aux derniers préparatifs, derniers achats, les visites et verres entre amis.... Dans une semaine, je serais parti vers d'autres latitudes et un sentiment d'excitation et de peur se mêle à mes pensées quotidiennes. Excitation et hâte d'être là-bas, de vivre une autre aventure, de m'immerger dans la culture russe... Un peu d'anxiété également, face au défi, aux nouvelles habitudes à prendre...

Depuis peu, je sais également où je serai logé. Il s'agit d'une chambre, chez l'habitant (dans ce cas-ci l'habitante, Valentina) dans un appartement situé en plein centre ville, à 5-10 minutes à pied de la station de métro Nevski Prospect. Bien entendu, je ne peux encore rien dire du lieu en lui-même, mais la situation de cette chambre est idéale, à 5 minutes à pied de l'école de langue mais également des principales curiosités de la ville. Je dois avouer que lorsque je me baladais dans la ville, je rêvais de pouvoir y vivre quelques mois, flâner dans les rues, lire dans les parcs et pouvoir me fondre dans la masse, et cela deviendra bientôt une réalité quotidienne. J'en suis donc ravi.

Une autre bonne nouvelle est que je ne passerai pas les fêtes de noël seul. En effet, toute ma famille viendra me rendre visite durant cette semaine-là. Cela sera également une belle aventure pour eux et j'imagine que revoir des proches me sera également bénéfique. Je souris d'avance à l'idée de voir Hugo et Arthur, tels deux petits lutins emmitouflés dans leurs vêtements chauds, partir à la découverte des belles avenues de St-Petersbourg.

Pour me préparer, chaque jour j'étudie mon vocabulaire et j'essaye d'écrire quelques phrases. Les mots et verbes les plus importants bien entendu... pour bien commencer les cours et également me faire comprendre de ma famille d'accueil. Tout ces mots russes dans ma tête ne font que me renvoyer à mes souvenirs de la ville et augmentent mon impatience à déjà y être... Dès la semaine prochaine, ce sera pour moi un test grandeur nature, à chaque nouvelle conversation... :-)

mercredi 11 novembre 2009

Les différents choix

Quand l'appel de la Russie se fait plus pressent en vous, quand l'envie de parler la langue de Pouchkine devient une réalité quotidienne, se pose évidement la question de savoir qui pourra satisfaire votre soif de connaissance.

Un rapide coup d'œil sur internet pourrait vous laisser sans voix ,le choix étant relativement vaste.  Je donnerai ici quelques conseils et pistes pour bien choisir votre lieu d'enseignement. A noter qu'une visite sur le site du centre culturel russe de votre pays ou une discussion avec votre professeur de langue peuvent également être d'excellentes sources d'inspiration.

Dans tous les cas, veillez à ce que l'école ait les accréditations nécessaires, il serait dommage qu'après tant d'efforts, votre diplôme n'ait aucune valeur légale.

Votre décision sera donc prise en fonction des trois critères suivants:

- localisation
- prix
- établissement privé ou publique

a) Au niveau de la localisation, tout dépendra de vos envies et de votre  goût pour l'aventure, les possibilités étant assez variées. De la capitale Moscou aux vastes étendues de la Sibérie, de Saint Petersbourg aux plaines du Kazakhstan, le choix est vaste. Bien entendu, il faudra ici tenir compte des différentes facilités que peut offrir telle ou telle ville, de l'éloignement par rapport à votre foyer ou de vos goûts personnels.
b) Le prix de votre séjour sera fonction du type d'établissement choisi, de la durée de celui-ci (un rabais pouvant être accordé après 3 ou 4 semaines de séjour) et également du type de logement (famille d'accueil, appartements, hôtels...)
c) Vous pouvez décider de vous inscrire dans une université ou dans une école privée. Les deux organisent un enseignement pour les non-russes et déclinent celui-ci selon différentes formules: stages d'été, séjours courts  ou longs à la carte ou enseignement d'un semestre ou d'une année (plutôt dans le cadre d'une université). A noter qu'en Russie même, un diplôme d'une grande université aura une plus grande valeur subjective que celui d'une école privée.

N'étant pas un adepte des températures polaires, et partant en hiver, j'ai rapidement éliminé la Sibérie de ma liste de choix  potentiels. Me restait Moscou et Saint Petersbourg, toutes deux avec l'option publique ou privée. L'université de Moscou, celle de St Petersbourg, mais également deux écoles privées à St Petersbourg  (Liden &Denz  et Extra Class) avaient retenus mon attention.

N'étant pas un grand amateur de Moscou et étant plutôt attiré par les sirènes du nord de la capitale culturelle russe, il ne me restait plus qu'une ville en lice. Le choix pour une école privée s'est fait pour des critères de flexibilité ainsi que pour leur expérience avec de nombreux expatriés de sociétés multinationales ou organisations supranationales (Croix-rouge, ONU...).

J'ai finalement jeté mon dévolu sur Extra Class pour des raisons pratiques (l'école n'est pas fermée durant les fêtes de fin d'année) mais je pense que les deux écoles proposent une excellente formation. C'est dès lors pour moi plus le feeling avec les responsables des écoles ou des questions pratiques qui orienteront votre choix, la qualité intrinsèque de ces deux écoles étant je pense les mêmes.

Dans tous les cas, il est important de garder à l'esprit que votre séjour sera une occasion de vous familiariser ou d'approfondir vos connaissances mais surtout une véritable aventure humaine, la découverte d'une nouvelle culture. Il faut donc que vous vous sentiez à l'aise dans la ville où vous séjournerez, en phase avec la méthode d'enseignement proposé , heureux et épanoui avec les différents acteurs de cette aventure.

jeudi 5 novembre 2009

L'attente

Comme expliqué dans mon dernier post, partir étudier en Russie demande une certaine patience. Obtenir le statut d'étudiant sur son visa nécessite une procédure particulière, différente de celle appliquée pour un visa touristique.


Je me suis toujours demandé ce qu'on contrôlait réellement avant d'accorder un visa. Heureusement pour moi, je ne travaille pas actuellement, je ne suis donc pas un potentiel espion, avide de connaître les secrets de fabrication des nouvelles Lada... ;-) De plus, vu mes nombreux voyages là-bas, j'imagine que certains employés du ministère des visas (je ne sais pas dans quelle administration l'on traite les demandes) doivent commencer à me connaître, peut être m'ont-ils déja donné un surnom charmant, un diminutif, chose courante dans la langue russe. La grande majorité des prénoms en russe possédant un diminutif, peut être en ais-je déjà reçu un, tel "Venushya le Belge" ou qqch dans le genre.
Ou peut être tout simplement, comme le disait si justement une amie russe, "si l'administration ennuie les honnêtes gens, c'est parce qu'elle n'a pas le pouvoir d'ennuyer les bandits et autres crapules"


Tout ça pour dire que j'attends mon invitation pour entrer en Russie. J'espère en tout cas que la grande fête liée à cette "invitation" sera grandiose et digne des meilleures aventures.


A ce propos, au fur et à mesure que la date fatidique approche, de nombreuses questions me viennent à l'esprit par rapport à la vie là-bas, ma famille d'accueil, le rythme des cours... 


Je ne mets pas encore de visage sur ma famille d'accueil, n'ayant encore eu aucun renseignement par rapport à eux. La seule chose que je sais, est que j'aurai ma propre chambre et que je serais logé en demi-pension. Pour le reste, appartement communautaire ou maison d'oligarque, le destin en décidera.


Pour le reste, je me prépare à un hiver rude, très froid à l'extérieur et tropical à l'intérieur. J'ai donc dévalisé le Decathlon la semaine dernière pour acheter des vêtements chauds et je suis en train de compléter ma panoplie avec chaussures, écharpes et shapka (que j'acheterai là-bas...) 


Le ridicule ne tue pas, le froid, oui :-))


Cela peut paraître étrange de partir en plein hiver, étudier une langue belle mais ardue... Mais les évènements qui jalonent notre vie arrive parfois de manière imprévue et d'autre part, je suis certain que me retrouver là-bas dans une saison peu propice au tourisme me permettra de mieux ressentir et découvrir l'âme de la ville.

Les démarches à entreprendre

Partir en Russie demande que l'on remplisse quelques formalités administratives au préalable.
Le principal est donc de s'y prendre à temps. Il ne sert à rien de courir, comme dans la fable de la fontaine, l'administration russe ne se transformera pas en lièvre du jour au lendemain.


Tout voyage en Russie demande que l'on se procure un visa avant de pouvoir entrer sur le territoire. Celui-ci sera de type "tourisme" ou "étudiant" en fonction de la durée de son séjour.
Si vous partez quelques semaines, un visa touristique suffira, ce qui prendra de quelques jours à quelques semaines en fonction de l'urgence et donc de la somme que vous êtes prêts à donner pour le précieux sésame. Par contre, si vous décidez de partir plusieurs mots, il faudra passer par la case "visa étudiant", et là, l'attente est plus longue, de l'ordre de 4 semaines pour recevoir une "invitation" de l'école. Grâce à ce document, vous pouvez remplir les formalités au consulat pour obtenir un visa, ou demander qu'on le fasse à votre place via une agence de voyage, ce qui sera mon cas.


D'autre part, il faudra penser à un logement sur place. En règle générale, tout est lié. Dans mon cas, l'école s'occupe du logement en famille d'accueil et s'occupe également de la partie administrative en Russie. La plupart du temps, l'école ou l'université vous proposera un logement (kot, famille d'accueil, studio...) en fonction de vos desiderata.


Le dernier point à régler, que l'on vous demandera lors de la demande de visa est l'assurance médicale. Je ne serais que conseiller à tous les voyageurs avides d'aventure de souscrire un contrat annuel d'assistance, qui sera valable dans de nombreuses situations, y compris celle-ci.
Une fois les documents obtenus, il ne vous reste plus qu'à réserver votre billet d'avion et vous préparer pour l'aventure.