jeudi 5 novembre 2009

L'attente

Comme expliqué dans mon dernier post, partir étudier en Russie demande une certaine patience. Obtenir le statut d'étudiant sur son visa nécessite une procédure particulière, différente de celle appliquée pour un visa touristique.


Je me suis toujours demandé ce qu'on contrôlait réellement avant d'accorder un visa. Heureusement pour moi, je ne travaille pas actuellement, je ne suis donc pas un potentiel espion, avide de connaître les secrets de fabrication des nouvelles Lada... ;-) De plus, vu mes nombreux voyages là-bas, j'imagine que certains employés du ministère des visas (je ne sais pas dans quelle administration l'on traite les demandes) doivent commencer à me connaître, peut être m'ont-ils déja donné un surnom charmant, un diminutif, chose courante dans la langue russe. La grande majorité des prénoms en russe possédant un diminutif, peut être en ais-je déjà reçu un, tel "Venushya le Belge" ou qqch dans le genre.
Ou peut être tout simplement, comme le disait si justement une amie russe, "si l'administration ennuie les honnêtes gens, c'est parce qu'elle n'a pas le pouvoir d'ennuyer les bandits et autres crapules"


Tout ça pour dire que j'attends mon invitation pour entrer en Russie. J'espère en tout cas que la grande fête liée à cette "invitation" sera grandiose et digne des meilleures aventures.


A ce propos, au fur et à mesure que la date fatidique approche, de nombreuses questions me viennent à l'esprit par rapport à la vie là-bas, ma famille d'accueil, le rythme des cours... 


Je ne mets pas encore de visage sur ma famille d'accueil, n'ayant encore eu aucun renseignement par rapport à eux. La seule chose que je sais, est que j'aurai ma propre chambre et que je serais logé en demi-pension. Pour le reste, appartement communautaire ou maison d'oligarque, le destin en décidera.


Pour le reste, je me prépare à un hiver rude, très froid à l'extérieur et tropical à l'intérieur. J'ai donc dévalisé le Decathlon la semaine dernière pour acheter des vêtements chauds et je suis en train de compléter ma panoplie avec chaussures, écharpes et shapka (que j'acheterai là-bas...) 


Le ridicule ne tue pas, le froid, oui :-))


Cela peut paraître étrange de partir en plein hiver, étudier une langue belle mais ardue... Mais les évènements qui jalonent notre vie arrive parfois de manière imprévue et d'autre part, je suis certain que me retrouver là-bas dans une saison peu propice au tourisme me permettra de mieux ressentir et découvrir l'âme de la ville.

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