Vendredi 8 janvier 2010
Fin de cette semaine de cours et également fin du séjour de Katya en Russie. Demain, elle repartira à Bruxelles mais apparement ne sera pas trop dépaysée vu que j’ai appris qu’il neigeait de temps en temps en Belgique aussi. Cette semaine fut très intéressante au niveau des cours car j’ai l’impression que nous avons tous les trois bien progressé. Je pense que chaque formule de cours a ses avantages, mais au moins quand on est avec des gens motivés et curieux dans son groupe, on arrive à lancer des débats et à élargir le sujet de la leçon pour découvrir de nouveaux mots, discuter de choses dont on n’aurait pas forcément discuté si on était seul au cours. Hier par exemple, nous avons discuté durant le cours de l’importance pour nous de chaque média, de sa capacité à nous informer de manière correcte et précise, de l’avantage de l’image sur l’écrit, du média radio sur le média audiovisuel. Bien entendu, nous ne sommes pas partis dans de grands débats philosophiques, vu que nous parlions en russe et que notre connaissance actuelle de la langue ne nous le permet pas encore ; néanmoins chacun a pu exprimer son point de vue.
J’ai l’impression que certains mécanismes de la langue me sont déjà plus familier et même si je fais encore des fautes en parlant, cela me semble de moins en moins étrange, cette langue russe. ;-)
Cela devient un peu une tradition, mais nous avons à nouveau chanté en classe. Nous avons appris deux nouvelles chansons populaires russes. Si au départ, c’est plutôt notre professeur qui était motivée à chanter, petit à petit, tout le monde s’est mis à chanter, sachant que ce n’est pas très facile vu qu’il faut déjà savoir déchiffrer le texte, avant de pouvoir penser à chanter tous ensemble et de façon plus ou moins juste. Heureusement qu’il n’y avait personne pour partager cela ;-) Jusqu’à présent, j’ai appris trois chanson : la première, c’est celle du sapin de noêl, la seconde, c’est катюша et la troisième, c’est l’histoire d’une mère qui veut marier sa fille, mais malheureusement pour elle, tous les prétendants ont une tare plus ou moins importante…
C’est que l’école ne recule devant aucun sacrifice pour enseigner la culture russe à ses élèves : nous avons même à notre disposition un DVD de karaoké avec toutes les chansons populaires russes :-)
Comme à chaque départ d’étudiant(e)s nous avons droit à du chocolat ou autre sucrerie (c’est un bon jour pour la gourmandise le vendredi ;-) Katya a également apporté des fleurs pour notre professeur (les fleurs à l’institutrice, tradition typiquement soviétique selon Katya)
Samedi 9 janvier 2010
Comme il y a plus d’étudiants durant ces deux semaines, l’école organise donc des excursions pour découvrir les trésors de la ville et de ses environs. Ce samedi, nous partons à Tsarkoe Selo, également appelé Pushkin vu que le célèbre poète russe y étudia.
Rendez-vous est donc pris à 10h à la station de métro « Пушкинская », attenante à la gare. Bien entendu lors des excursions en groupe, il y a toujours un retardataire , ce qui nous obligea pour ne pas rater notre train à courrir dans toute la gare, acheter nos billets en catastrophe et encore courrir sur le quai pour monter dans le train. Finalement, tout se passe bien et nous partons en direction du sud de la ville. Je profite du trajet pour faire connaissance avec notre guide, qui est également professeur à l’université, le genre de personne qui en connait tellement sur son sujet qu’on aurait envie de lui poser des questions pendant des heures.
En arrivant devant le palais de Tsarkoe Selo, on reconnait immédiatement l’architecte qui a batit ce palais (comme beaucoup d’autres choses à St-Petersbourg). Il s’agit de l’œuvre de Rastrelli, également auteur du palais du palais d’hiver, abritant l’Ermitage (exterieurement, c’est identique à l’Ermitage, sauf la couleur). Notre guide nous montre également avant de rentrer dans le palais, le lycée où Pushkin a étudié, une église ainsi qu’un parc, abritant en son centre une statue du poète. Dans le marbre, sont gravés quelques vers de l’auteur, mais pour les déchiffrer, cela demande un niveau beaucoup plus élevé que le mien ;-)
Qu’en est-il du palais me demanderez-vous ?
C’est un édifice assez intéressant, car il fut habité par deux personnes différentes, aux goûts opposés, ce qui se marque fortement au niveau de la décoration intérieure. Il y a d’abord toute la partie du château où l’influence de Rastrelli se fait sentir. A l’époque, la norme dans ce domaine, c’était le château de Versailles. Chaque souverrain voulait donc que son palais soit aussi grand, fastueux, clinquant que celui de Versailles. Les premières salles restaurées du palais de Tsarkoe Selo respirent donc le luxe et l’opulence, on voulait ainsi montrer au visiteur la richesse et la puissance des tsars. Par exemple, il y avait une route qui passait par le par cet allait jusqu’à St-Petersburg, qui à l’époque était la mieux entretenue de l’empire (il fallait éblouir les invités dès le départ). Un autre détail intéressant est le nombre important de miroir dans le palais ; à l’époque on était plutôt coquet, on mettait des heures à se préparer (quoiqu’en voyant les robes que les femmes portaient, on comprend que cela ne s’enfilait pas en deux minutes). A partir du grand hall, on parcourt toute une série de pièces, salles à manger, salon… C’est assez intéressant car l’illusion optique de l’enfilade nous fait croire que ce couloir est sans fin, ce qui ajoutait évidemment au prestige et au luxe de l’endroit. Une des pièces, la plus visitée du palais s’appelle « La pièce ambrée ». C’est une salle dont les murs sont entièrement recouverts d’ambre, dont les sculptures sont dans cette matière… Bref une salle au ton orange-brun (pour ceux qui n’aurait jamais vu de l’ambre)
Bien entendu, comme de nombreuses pièces du palais, celle-ci a été rénovée et l’on n’y retrouve donc pas forcément les matériaux originaux. Durant la seconde guerre mondiale, il y eu de nombreux combats dans la région, le palais a été occupé par l’armée allemande, a subi les ravages du feu… Bref, seule une partie de ce que l’on voit (comme certains tableaux) est d’époque. En ce qui concerne la salle d’ambre, le scénario semble digne d’un roman de Dan Brown. Selon certains, l’ambre originale aurait été emporté par les allemands, selon d’autres par des russes… Il aurait été enterré quelque part, ou caché à l’étranger… Bref tous les ingrédients pour un bon thriller. Selon le « Lonely Planet », les éléments de la pièce auraient été ravagés par un incendie lorsque ceux-ci étaient à Kaliningrad, alors occupée par l’armée rouge. Mais bon, je suis certain qu’en consultant quelques livres d’histoire, vous trouverez d’autres théories. Néanmoins, il y a peu de chance qu’une chasse au trésor soit utile ; en effet, si l’ambre n’est pas conservé dans certaines conditions, il perd de toute façon toutes ses qualités originelles… La salle d’ambre a peut être tout simplement être enterré, et détruit tranquillement par l’œuvre du temps, lombrics et autres verres de terre. Mais, si cela vous amuse, vous pouvez toujours faire des recherches, et qui sait écrire un bon roman en partant des différentes théories.
Après toutes ces pièces plus luxueuses et prestigieuses les unes que les autres, retour à un style plus classique. La propriétaire ayant changé, et ces deux dames n’ayant pas vraiment le même goût (« les goûts et les couleurs, ça ne se discutent pas »), elle a décidé de changer la décoration intérieure. Il s’agit de Catherine II, qui, après avoir changé d’architecte, s’est empressé d’enlever aux pièces ce « luxe tapageur ». Pour ceux qui préfèrent les explications plus imagées, Elisabeth c’était plutôt le genre « bling-bling » à la Sarkozy, Catherine II étant plutôt du genre « premier ministre belge ou luxembourgeois, un peu plus austère, comme notre Herman Van Rompuy ». Vous pouvez d’ailleurs le voir sur mes photos, la différence est assez nette. Plus de décorations fastueuses, fini les petites anges dorés, place à la rigueur et à la simplicité. C’est le même style que l’on retrouve d’ailleurs dans un autre château de la région, celui de Pavlovsk. Je vous en parlerai d’ailleurs dans un prochain article, comptant me ballader dans le parc (qui est plutôt une forêt) sous la neige.
En parlant de parc, c’est là que nous terminons notre visite. Bien entendu, il est préférable de venir le visiter en été, pour mieux apprécier les jardins, le lac… Mais nous en avons néanmoins vu les éléments principaux. Comme je reviendrai dans quelques mois pour apprécier la beauté des jardins, je vous en reparlerai à ce moment là.
Bien entendu, le retour allait encore être mouvementé (est-ce le destin ou simplement le fait que quelqu’un fait en sorte que j’ai qqch à écrire dans ce blog ?)
Une fois arrivé à la gare, nous nous courrons vers le quai, pensant que le train vers St-Petersbourg allait entrer en gare dans les minutes à venir. Nous avons dû bien vite déchanter… Ce qui nous a permis de mettre encore une fois en pratique nos connaissances de la langue russe. Sur le panneau des horaires, on peut en effet voir l’heure d’arrivée des différents trains, mais si on fait bien attention, on se rend compte que les lettres КСВ se trouvent inscrites dans la case adjacente à notre train… Vous vous sentez directement rassuré quand vous avez appris cela, n’est ce pas ? ;-) Sachez que ces lettres signifient : К= кроме С= субботы В= воскресеня, ce qui veut dire, sauf samedi et dimanche (car кроме +Génitif). Le train que nous voulions prendre à cette heure ne passait donc jamais là le weekend. De plus, un autre train qui passait normalement peu de temps après avait également été annulé, période de fêtes oblige. Nous avons donc dû attendre 40 minutes, en grande partie sur le quai (pour rappel, il y avait au alentour de -14°C) car nous avions déjà passé les portiques de sécurité. Moi qui avait eu envie d’aller boire qqch de chaud avant de partir, j’aurais mieux fait de faire confiance à mon estomac, j’aurais sans doute pris le même train que les autres.
Pas grand-chose à dire du trajet du retour, à part que le train était plein à craquer et que à 3 par banquette, c’est moins drôle… Heureusement, certains wagons du train sont chauffés. Pas tous vous allez me demander ? Et bien non, à l’aller en tout cas, le dernier wagon n’était pas chauffé, sans qu’une différence de prix du billet ou de classe de voyageur ne puissent expliquer ce phénomène.
Dimanche 10 janvier 2010
J’ai de la chance, le soleil brille aujourd’hui, je décide donc de me promener et d’aller jusqu’à « Исаакиевсий собор » (cathédrale St-Isaac). En effet, pour une somme modique, on peut monter les 210 marches d’escalier qui nous mènent en haut de la cathédrale. De là, on jouit d’un agréable panorama sur toute la ville. Vous pouvez d’ailleurs apprécier la vue en regardant mes photos. C’est un endroit très intéressant car on ne voit pas seulement le centre ville avec ses églises, ses palais et ses parcs, mais également les autres quartiers de la ville, ses usines, sa circulation…
Lundi 11 janvier 2010
Katya étant repartie en Belgique, et aucun nouvel étudiant n’étant arrivé durant le weekend, nous serons donc deux dans le groupe cette semaine, Adrienne et moi. Si ça se trouve, la semaine prochaine, après son départ, je me retrouverai à nouveau seul.
Le cours se déroule bien, c’est assez intéressant de voir que petit à petit, Adrienne se souvienne de mots et d’expressions (elle a étudié durant 4 mois à Moscou il y a quelques années). Quant à moi, j’essaye par tous les moyens d’enrichir mon vocabulaire, en lisant toutes les réclames que je vois dans la rue, en regardant des films doublés en russe… A force, d’écoute et de répétitions, il y a des mots qui deviennent familier.
Encore une fois, le fait d’être plusieurs dans le groupe permet de débattre sur certains sujets, d’enrichir ses connaissances. Nous avons d’ailleurs eu une discussion très intéressante sur la vie en Israël, sur l’afflux à une certaine époque de colons venant de Russie (je me trompe peut être, mais le ministre des Affaires étrangères, Lieberman n’est pas lui-même un colon russe ?)
Jeudi 14 janvier 2010
Comme mentionné précédemment, le nombre d’étudiants à l’école est plus important durant ces deux semaines, raison pour laquelle il y a également plus d’activités « extra-scolaire ». Pour ce jeudi, deux activités sont prévues, la première est culturelle, avec la visite du musée-appartement « Dostoevsky », la seconde est plus festive, avec la célébration du « старый новый год ».
15.00 : rendez-vous est pris à l’école pour se rendre en groupe vers le musée Dostoevsky. Il faut savoir que ce n’est pas le seul musée consacré à l’auteur : il en existe 6 en Russie et un au Kazakhstan… J’imagine qu’il doit y avoir également plusieurs musées privés disseminés un peu partout dans le monde. La seconde chose à savoir est que Dostoevsky, comme de nombreux autres auteurs à l’époque n’aimait pas rester en place et a donc habité une multitude d’appartements au cours de son existence. Il s’agit ici du dernier lieu qu’il a occupé de son vivant. La visite se fera en compagnie d’un guide, qui en connait un rayon sur la vie de l’auteur. Nous avons donc appris quantité de choses intéressantes sur les habitudes et la vie de Dostoevsky. Savez-vous par exemple qu’il a passé de nombreuses années en Sibérie, après son procès (ces écrits et son opinion ne plaisaient pas à tout le monde à l’époque) ? Détail intéressant, il choisissait toujours un appartement proche d’une église. Il a rencontré sa femme grâce à son travail (statiquement les gens rencontrent leur partenaire sur le lieu de travail ;-)… En effet, devant terminer dans un délai d’un mois une de ses nouvelles (Le joueur) il fit appel à une sténographe, qui peu de temps après devint sa femme.
A propos de ses romans, je vous en ai déjà peut être parlé, mais l’action de son roman le plus célèbre, « Crimes et châtiments » (Преступление и наказание), se déroule en partie non loin de là où j’habite. Je n’ai pas encore été voir, mais paraît-il, on célèbre encore le souvenir de l’étudiant Raskolnikov (le héros du livre) en venant déposer des fleurs et des écrits dans le lieu où se déroule une des scènes du roman. Est-ce l’endroit où il vivait, où l’endroit il a tua avec une hache la vieille usurière, je ne me souviens plus. En tout cas, j’irai y faire un saut un de ces jours.
19.00 : Nous sommes de retour à l’école pour fêter « Старый Новый Год ». En français ça se traduirait par « Ancien Nouvel An ». Vous avez déjà pu remarquer que les Russes aiment s’amuser et faire la fête, mais qu’est ce qu’ils ont encore inventés vous allez me dire ? Voilà ce qu'en dit Wikipedia. Comme pour le noël orthodoxe, il s'agit d'un décalage entre calendrier julien et grégorien.
"Bien que l'Union soviétique ait officiellement adopté le calendrier grégorien en 1918, l'Église orthodoxe russe suit toujours le calendrier julien. Le Nouvel An est devenu une fête célébrée suivant les deux calendriers.
Comme dans la plupart des pays qui utilisent le calendrier grégorien, le Jour de l'an en Russie est un jour férié observé le 1er janvier. Ce jour est l'occasion de joyeux divertissements, de feux d'artifice, de gros repas. Il a la particularité de combiner des traditions laïques liées au nouvel an avec des coutumes propres à la saison de Noël orthodoxe, comme les kolyadki (chants de Noël) et l'exercice de la divination.
Le Nouvel An suivant le calendrier julien est encore observé de manière non officielle, et la tradition de célébrer l'arrivée de la nouvelle année à deux reprises est largement appréciée. Les Russes ont aussi l'occasion de célébrer deux Noëls (le 25 décembre, et le 25 décembre du calendrier julien, qui correspond au 7 janvier).
Généralement moins festif que le nouveau Nouvel An, pour beaucoup il constitue une fête familiale nostalgique qui marque, avec de grands repas, des chants et des toasts, la fin des fêtes de fin d'année."
C’est l’occasion de faire la connaissance des étudiants russes étudiant l’anglais dans l’école, de partager des gâteaux, des toasts au caviar, du champagne et du chocolat belge (on dirait que quelqu’un a fait des stocks ;-) C’était entre autre organisé par un des professeurs d’anglais de l’école (pour l’aspect un peu académique) et par notre secrétaire, Anna (pour l’aspect logistique et tout le reste). Chaque étudiant étranger a donc dû raconter comment on fêtait la noël et le nouvel an dans son pays. Pour ma part, j’ai expliqué que l’on gavait déjà les enfants de chocolat et de sucrerie dès le début décembre avec la St-Nicolas et que cela continuait durant tout le mois, spécialement si on avait eu l’idée d’avoir son anniversaire à ce moment là. ;-)
Par après vint le moment des chants. Je ne sais pas si c’est parce que c’était un cours d’anglais à la base ou si c’est car la prof est particulièrement folklorique, mais elle avait eu la bonne idée de choisir le « Last Christmas » de George Michael comme chant de noël. Au moins, c’est original vous allez me dire. Cela va sans dire que personne n’a eu la mauvaise idée de filmer ce moment de bravoure et c’est bien mieux ainsi.
Par la suite, les étudiants Russes ont encore chanté en russe cette fois-ci. Et je me suis dit que mon professeur avait dû être bien inspiré en choisissant les chants que nous avons appris en classe car c’était les mêmes. C’est promis, pour le prochain noël, je vais essayer de les apprendre. ;-)
Vous pourrez voir sur le blog la photo de groupe. Bien entendu, par respect pour la vie privée des gens, je ne mettrai pas d’autres photos sur mon blog, on sait ce qui peut arriver avec des photos de fêtes. En début de soirée, nous avions répété le nom de chacun, mais je serai bien incapable à présent de citer tout le monde… Si vous êtes néanmoins intéressés par des noms ou des numéros de téléphone, faites moi signe. ;-)
La plupart des étudiants étrangers repartaient quelques jours après, mais je pense revoir certains étudiants russes au cours d’anglais, vous entendrez donc encore parler d’autres fêtes, officielles ou inventées pour l’occasion.
Dimanche 16 janvier 2010
En cette période hivernale, les occasions de pratiquer un sport ne manquent pas… Ski, luge, patinage… C’est cette dernière option qui a été choisie par plusieurs étudiants de l’école. Nous nous retrouvons donc à la station de métro « Kristovski Ostrov » pour nous rendre dans le parc dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises.
Première constatation en arrivant dans le local où l’on loue le matériel et où se trouvent les vestiaires, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette brillante idée. Après avoir un peu bataillé et essayé différentes pointures, je me dirige vers la patinoire, pas très rassuré, mais en évitant de tomber et de me faire trop remarquer, ce qui est déjà ça de gagné.
Seconde constatation, le patinage ce n’est pas comme le vélo… ca peut s’oublier, surtout après 20 ans. Je me rappelle en effet en avoir fait quand j’étais en vacances en Suisse, mais c’est le seul souvenir que j’ai de l’aventure.
Chacun à leur tour, des amis sachant patiner tentent de m’expliquer le mécanisme. Au début, ce n’est pas très concluant, mais à force de faire des tours autour du sapin, ça rentre petit à petit. En tout cas, je ne suis tombé que deux fois en 3 heures. C’est assez rigolo et je pense qu’après quelques fois je devrais même pouvoir m’en sortir un peu, il faudra juste que je pense à mieux m’équiper pour la prochaine fois. Mes chaussettes étant en effet trempées après la séance,et, sans doute qu’à force de ne pas mettre mon pied convenablement, un des patins m’a fait un gros échymose (on dirait que je me suis cogné, pourtant je ne suis tombé que sur les fesses et sur mon dos). Pour le reste, c’est très sympa, ultra populaire ici en Russie et d’ailleurs quand ils ne peuvent pas patiner en extérieur faute de glace, de nombreux Russes font du rollerblade.
J’en ai d’ailleurs parlé à mon professeur, qui m’a d’ailleurs dit que des habitants de son quartier avaient lancé une pétition et allaient interpeller leur député pour que l’on aménage une patinoire dans leur quartier. En Belgique, on aménage des terrains de foot, ici, ce sont des patinoires. Pour ma part, je préfère les patinoires, c’est en général moins violent et au moins, c’est mixte.
Quelques reflexions encore par rapport au patinage… Premièrement, je regarderai à présent différement les compétitions de patinage artistique (que je ne regardais pas beaucoup avant d’ailleurs) en réalisant la difficulté et la virtuosité de ces athlètes. Deuxièmement, il faudra qu’on m’explique comment font les joueurs de hockey sur glace, pour tout faire sur la glace… de la vitesse, de la précision, tenir en équilibre, frapper son adversaire de temps en temps…

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