dimanche 21 février 2010

début février

Dimanche 31 janvier 2010 

Comme pour mon premier départ en Russie, je me retrouve un peu avant 6 heures du matin à l’aéroport. De plus comme il avait neigé la veille, j’avais demandé au taxi d’arriver relativement tôt. Bref, et cela devient un peu une habitude lorsque je pars, je n’étais pas très réveillé ce matin-là. Malgré l’heure assez matinale, il y avait déjà pas mal de monde à l’aéroport. Il s’agit principalement de charters, affretés par des tours-opérateurs, et ayant comme destination l’Egypte ou la Turquie. Il y avait donc également un groupe scolaire dans le hall de l’aéroport et vu la façon dont certains étaient déjà habillés, j’imagine qu’ils avaient plutôt choisis la Turquie ou l’Egypte à la Russie. Cette fois-ci, plus de problèmes de bagages, je peux tranquillement passer les contrôles de sécurité et prendre mon sac dans l’avion. La cargaison de chocolat arrivera donc à bon port cette fois-ci. Pour le premier vol vers Varsovie, j’ai déjà l’impression que l’avion n’est pas très grand, 80 places au maximum, impression renforcée par le fait que beaucoup de gens prennent comme moi leurs bagages en cabine. Heureusement, je monte parmis les premiers dans l’avion et je peux déposer mon sac, ce qui ne sera pas le cas de tout le monde. Le second avion est encore plus petit, style « jet d’affaire », avec 50 places au maximum. Et là, impossible de mettre mon sac ou tout autre valise dans les compartiments à bagages. Heureusement, l’avion n’est pas rempli, mais j’ai tout de même l’impression d’être serré comme dans une boîte à sardine. Si c’est ça voyager en jet d’affaire, je préfère encore un gros airbus ;-) Evidemment, il n’y avait pas non plus de jolies hôtesses pour servir le champagne et le foie gras, ce qui arrive peut être plus souvent dans un vrai jet privé :-)

Le voyage est assez rapide et à 15.00, je suis de retour à St-Petersbourg. Pourtant, quelque chose a changé durant ces quelques jours passés en Belgique. La température est remontée d’une vingtaine de degrés, et on frôle à présent la barre du zéro. Cela donne une première idée de ce qui arrivera dans quelques semaines, un mois ou deux au maximum, lorsque les températures repasseront pour de bon au dessus du zéro degré. Et ce n’est pas très joli et plaisant à voir. La neige a un peu fondu, remplacée par une espèce de boue. Pour en avoir discuté par après avec mon professeur, il paraît qu’en mars/avril, la neige fond, remplacée par de la boue, ce qui transforme la ville en une énorme mare, des milliers de litres d’eau devant être évacué ; les parcs sont en général fermés au public, bref la joie totale. Espérons qu’ils ont un meilleure système d’évacuation des eaux qu’à Bruxelles, sinon on peut s’attendre à une bonne innondation.

Lundi 01 février 2010

Les Américains ont débarqué à St-Petersbourg. Certes, c’est moins impressionant que le débarquement annuel de Deauville ou celui dans les vignobles du Bordelais, mais tout de même, comparativement aux effectifs de notre école, c’est une petite invasion. Un nouveau groupe d’étudiants arrive donc à l’école en provenance directe des USA. Ils sont là pour étudier le russe mais également je pense pour découvrir la ville et la culture russe. En effet, ils suivent un programme différent des autres, avec 3 leçons par semaine. J’imagine donc que le reste du temps, ils visitent la ville. Pour la plupart, ce sont de « vrais débutants » et c’est assez rigolo de les entendre déchiffrer l’alphabet et prononcer leurs premiers mots en russe. Autre particularité : ils sont 8 ou 9 je pense et ont décidé d’étudier ensemble. Leur groupe est donc un peu grand je trouve et ce ne doit pas être très simple d’assimiler les bases dans ces conditions-là, mais comme c’est leur choix. Cela me rappelle un peu les cours au centre culturel à Bruxelles. Là-bas , nous étions douze au cours et par conséquent, nous n’avions pas beaucoup l’occasion de parler russe. Je réalise donc encore une fois le luxe que représente mes leçons privées ici à St-Petersbourg.
Pour le reste, il fait toujours froid, même si la température a bien remonté depuis la semaine dernière, il n’y a pour l’instant plus personne qui partage l’appartement de Valentina avec moi. Il faut également noter qu'il s'est remis à neiger cette semaine, sans doute pour bien montrer que l'hiver était loin d'être fini.

Vendredi 05 février 2010

C’est le dernier jour de cours pour Stéphanie, étudiante anglaise qui est restée ici un mois et qui dans une semaine commencera à travailler dans un cabinet d’avocats. Pour respecter la coûtume, nous nous retrouvons donc dans un café avec tous les étudiants de l’école. Un peu avant dans la journée, a eu lieu la traditionnelle remise de diplôme et les festivités relatives à cet évènement. Encore une fois, le fait d’être un peu le vétéran du groupe a des bons et des mauvais côtés. Le mauvais côté est que l’on voit arriver et partir beaucoup de monde, parfois avec un peu d’indifférence mais souvent avec un peu de regret quand les gens partent.

Samedi 06 février 2010

Comme il est de tradition le weekend, j’essaye de faire une visite dans un des nombreux musées de la ville ou d’assister à une représentation théâtrale ou à un spectacle culturel. Ce soir, en route pour l’opéra. Ce sera la Traviata, au théâtre « Michaelovski »

Pour info, c’est là que j’avais été lors de ma première visite à St-Petersbourg, quand j’avais été voir Faust avec Katya. Ne parlant pas russe à l’époque, il avait fallu un peu rusé pour ne pas devoir payer le supplément qui est appliqué aux spectateurs étrangers (en fait, les Russes ainsi que les étrangers habitant en Russie ou travaillant ici ont droit à une réduction sur le prix du billet). Avec beaucoup d’imagination, nous étions passés sans encombres. Cette fois-ci, je n’ai pas vraiment dû ruser. Je ne sais pas s’ils sont moins attentifs à présent ou si c’est mon niveau de russe qui a progressé ;-)

Vous savez de quoi parle cette opéra ? Durant la première partie, avant de lire le livret, je ne savais pas non plus. Comme souvent dans les opéras, il s’agit d’une histoire d’amour qui tourne mal. Nos deux héros s’aiment, mais leur amour est contrarié par la famille et le regard des autres. S’en suit de nombreuses explications, disputes, humiliations… Tout ça pour que 2 heures plus tard, arrive la scène finale, où les deux amants se retrouvent et puissent enfin s’aimer… pour un éphemère instant… avant que la dame ne succombe à une horrible maladie.

Vous avez donc compris que ce n’est pas vraiment pour l’histoire qu’on se rend à l’opéra, mais plutôt pour la musique (nous étions juste au dessus de l’orchestre), les chants, la mise en scène. Et pour tout cela, je n’ai pas été déçu. C’était d’ailleurs très intéressant de se retrouver juste au dessus de l’orchestre et de pouvoir observer les différents musiciens. Voir quels instruments sont les plus solicités durant l’opéra, voir ceux qui doivent attendre plus ou moins longtemps avant d’intervenir. Par exemple, tout ce qui touche à la partie violon est beaucoup plus sollicité que les percussions. Je ne dirais pas que certains ont l’air de s’embêter, mais cela doit être assez stressant de devoir attendre parfois de longues minutes et par la suite de savoir exactement à quel moment intervenir à nouveau, pour quelques mesures, pour ensuite retomber dans un long silence.

Par la suite, je me suis rendu chez des amis russes pour manger une pizza et boire un verre. C’était aussi l’occasion de parler de la vie en Russie, de parler entre étudiants de nos diverses expériences chez nos hôtes… En tout cas, si parfois je peux me plaindre de certaines choses, j’ai en tout cas eu de la chance pour la nourriture. Vera, une étudiante norvégienne est hébergée chez une végétarienne. L’horreur ! Du chou et de la salade à longueur de repas. Je noircis un peu le tableau, mais tout de même. Elle m’a confié que de temps en temps, elle ira bien chez Macdo pour avoir sa dose de viande. D’ailleurs, la veille, après être tous sortis du café, nous nous sommes arrêtés chez un vendeur de kebabs, pour que certain(e)s aient leur « dose de viande » (mais je ne citerai personne ;-))

Dimanche 07 février 2010

Aujourd’hui, je vais assister à un concert de Stravinsky, dans la salle de concert du théâtre Marinsky. Il s’agit d’une salle entièrement rénovée, à l’accoustique excellente. Cerise sur le gâteau, c’est un des meilleurs chefs d’orchestre qui dirigera aujourd’hui l’orchestre.
En arrivant dans la salle, je suis impressioné par l’architecture, mais également par la proximité des spectateurs avec l’orchestre. Si vous voulez vous faire une idée de ce à quoi ressemble la salle, cliquez sur ce lien : http://www.mariinsky.ru/en/about/concert_hall/
On dit toujours que les grands artistes sont les plus capricieux, et aussi ceux qui savent se faire le plus attendre. Dans le cas présent, le public a attendu le chef d’orchestre une bonne trentaine de minute. Mais comme la première partie était assez intéressante, cela valait la peine d’attendre. Je dois avouer que je ne suis pas un grand habitué des salles de concert, donc je ne vous ferai pas de commentaires sur la virtuosité technique des musiciens, je vous dirai juste que j’ai beaucoup apprécié le concert, que j’ai ressenti une grande émotion en écoutant la musique de Stravinsky. En seconde partie, toujours la musique de Stravinsky, mais cette fois en accompagnement d’un conte. C’est un peu plus surprenant comme mélange, mais intéressant aussi, surtout si l’on ferme les yeux, on peut s’imaginer les personnages défiler devant nous, rien qu’en écoutant la musique et en faisant attention aux différentes variations de rythme.

Après l’entracte, c’était un peu moins intéressant, une sorte d’opéra pour enfant, je n’ai pas bien compris.C'est d'ailleurs pour cette raison que honte à moi, j'ai quitté la salle plus tôt, comme de nombreuses personnes d'ailleurs.

Donc je retiendrai de ce concert la première partie qui fut vraiment intéressante ainsi que l’architecture et l’accoustique de la salle de concert.

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